Exposition permanente
Du très haut au très bas

   

l’origine de l’installation « les fils de… », le tour d’abandon scellé dans un mur d’entrée de l’hôpital de Rouen que j’ai découvert au printemps 2006. Cette série fût ensuite exposée dans d’autres lieux, avant de revenir finalement chez elle, au même hôpital.
Ces sculptures têtes d’enfants, posées sur des socles très près du sol demandent, pour être vues, de se baisser, se faire soi-même petit.
Le « Portrait à l’échelle », qui surgit du sol et s’enfonce au plafond dans un miroir hypothétique, demande, pour être vu, de lever la tête. Je n’ai jamais aimé passer sous les échelles, certainement par superstition ; mais les faire tourner, et tourner autour me semble sans danger.
Sans lien narratif avec « les fils de… », l’échelle se trouvera pourtant elle aussi dans ce lieu particulier voué à l’accueil, à l’épreuve, aux sauvetages, lieu d’étapes franchies et de départs inévitables.
Que l’hôpital se penche sur des questions d’éthique, de mémoire et de déontologie me semble relever des mêmes gestes : se pencher sur le presque rien, élever le regard et la pensée, considérer l’esprit autant que le corps des choses et des gens.
Du très haut au très bas, serions nous des échelles ?
Juin 2008